Samedi 27 juin 2009
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Pardonnez par avance mon écriture, surtout pour les fautes. Il est tard, je suis fatigué et soudainement très nostalgique. Je n'ai pas la motivation
de me corriger. Je me rend compte que sans nous avoir prévenu, le temps de la fac se termine s'est terminé. Nous ne serons plus jamais tous
réunis pour nous marrer pendant un cours d'Indiana Jones (avis aux avertis). Petit hommage à ma façon.
Introduction:
De tous temps, la fac, ou université, a exercée sur les Hommes une intense fascination. Les jeunes du cycle universitaire gorgés d'american
teenage movies parlent de la fac avec des yeux brillants et de la bave aux commissures des lèvres. Tous rêveront de devenir le roi du campus, le mec cool que tout le monde adore, toutes
rêveront de devenir la lolita-malgrè-elle qui restera fidèle à ses principes tout en étant super populaire, tous rêveront de passer d'avoir des cours et de passer des examens dans des amphis
immenses avec des professeurs aux âges mal définis portant des cardigans et donnant des super conseils sur des vies amoureuses ultra compliquée. Le rêve américain donc. La fac pour les jeunes, et
grâce ou à cause des médias, se trouve placée dans l'imaginaire collectif comme une sorte de rite de passage, une étape obligée qui forge les identités révèlent les adultes matures au coeur des
enfants post-pubères qui viennent d'avoir leur bac. Ces exemples ne sont pas généralisables et trahissent sûrement une expérience personnelle plus qu'une réalité globale mais il semble clair que
la fac a nourrit sur toutes les générations des préjugés et forgé des attentes plus ou moins comblées. Car contrairement aux campus américains, les universités françaises ne fonctionnent pas tant
comme des univers à l'écart que comme des extensions des établissements de deuxième cycle. Ainsi donc, nous verrons dans une première partie quels sont les enjeux de ce passage à la faculté et
dans une deuxième partie, quelles en sont les limites, si il y en a.
I] Enjeux
Ceux qui iront la redoute tout en en étant obsédés, ceux qui y sont en parlent avec engouement, ceux qui n'y sont plus regrettent les années
passées. Et ceux qui n'y sont jamais allé nourrissent apprioris plus ou moins fondés. D'abord en formulant cette pensée dans mon esprit et puis maintenant en la mettant par écrit, je me rend
compte à quel point elle est ridicule, ridicule mais fondée. La fac m'a permis de trouver, et d'accepter qui j'étais. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, laissant à mon ou ma futur(e) psy
l'exclusivité de la chose, mais il est clair que je me suis énormément épanoui en foulant le campus universitaire. Les rencontres en sont sûrement pour beaucoup. Là où le lycée nous laissait
entre semblables (ne dites pas le contraire, vous SAVEZ que c'est vrai) le brassage culturel de la fac est tel qu'on peut la qualifier librement d'école de la vie. Oui ça fait con de le dire mais
OUI c'est VRAI. Même dans des petites villes de province. Parce qu'à la fac il y a toutes sortes de gens. Des bons et des méchants, des intelligents et des qui le sont un peu moins, des umpistes
et des gauchistes et des communistes aussi, pas mal d'anarchistes et d'écolos (les jeunes SONT révolutionnaires) des jeunes d'ailleurs et aussi des vieux, des pauvres et des riches, des gens
qu'on a pas envie de connaître et d'autre qu'on aimerait "trop" pouvoir aborder, des blonds, des bruns, des roux (!), des blancs, des noirs, des jaunes. Et des bretons. (Je vais peut-être le
remettre dans les limites le coup des bretons. Le coup des roux aussi.) Cet énorme melting pot (les américains m'ont volé l'expression) est ce qui fait la force et la valeur de la fac, nous
préparant à la diversité mondiale. Et même si on finira peut-être nos vies dans des bureaux de merde avenue du six juin ou face au port du Havre, ben on pourra se dire qu'à un moment donné de nos
vies, on a été en Vendée avec des gens qui étaient nos amis, d'autres qui ne l'étaient pas et qui le sont devenus et d'autres qui ne l'étaient pas et qui ne le sont pas devenus. Et même si c'est
la Vendée, c'était une "aventure" parmi d'autres qui ajouté aux anecdotes des sorties de terrains souvent chaotiques, des pauses cafés, des cours plus ou moins suivis, des séances de
travail à plusieurs en carto, des manifestations, des AG, des soirées avec les amis de corpos, etc..., font que la fac restera un moment majeur dans nos histoires personnelles.
II] Limites
Trois ans c'est un temps très court. A peine le temps de se rendre compte qu'on s'est fait de très bons amis.
Conclusion
C'est encore difficile de parler de la fac, la fin n'étant pas bien digérée. Certains poursuivront quelques années là bas, certains quitteront le cursus
pour des avenirs différents, beaucoup continueront à d'autres endroits. Le climat particulier de cette fin d'année nous a sûrement empêché d'intégrer pleinement l'approche des séparations. Je
n'ai jamais été doué pour faire des conclusions, mes notes en dissertation sont autant de preuves criantes, et j'espère que la fin de la dernière année de licence ne sera pas non plus une réelle
conclusion aux amitiés, aux enseignements tirés, aux évolutions, à tout. J'ai une pensée particulière à tous ceux que je compte aujourd'hui comme amis mais qui ne le savent pas tous, et que je ne
reverrais probablement pas. J'ai tellement l'impression de tomber dans le mélodrame adolescent que je pourrais en rire si je n'étais pas aussi triste mais j'ai adoré chacun des jours passés en
géographie, même si je me suis beaucoup plaint.