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Comment vous est venue l'idée de REC ?
Quelle est la principale difficulté que vous ayez rencontrée?
Le tournage, qui a duré 20 jours, a été
difficile. Il y a des effets spéciaux, beaucoup de mouvements, les membres de l'équipe devait se cacher pour ne pas être dans le champ... Mais le plus compliqué est de faire naître la peur, la
tension, le suspense, sans utiliser les artifices habituels du cinéma : le montage, la musique, les effets sonores... Notre langage est celui du direct télévisé et non celui du cinéma justement.
C'était une stratégie complexe mais passionnante.
Les comédiens ont-ils beaucoup improvisé?
Oui. C'est en partie sur leur capacités d'improvisations que nous les avons choisis. Aucun n'avait lu le
scénario en entier. Ils ne savaient ni quand ni où ils allaient être attaqués. Ils n'avaient pas non plus de dialogue à apprendre. Nous voulions qu'ils réagissent de manière spontanée. Par
ailleurs, nous avons choisi d'inclure et de garder tous les "accidents" : un objet qui tombe, un acteur qui tribuche et doit se relever... Tout celà pour accroître le réalisme.
Quel est le plus beau compliment que l'on puisse vous faire?
Nous demander si les voisins du film sont les vrais habitants de l'immeuble et non des
acteurs. Et nous dire que REC est vraiment terrifiant. Car c'est exactement ce que nous avons voulu faire.
Entretien
réalisé par Audrey Nait-Challal, L'actu n° 2558 du vendredi 25 Avril 2008.