Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 21:20
                                                       


            "Je suis en ville, il fait froid et les magasins sont fermés. Je mange tout seule. Tu fais quoi toi ?"
            "Tu me réveilles. Je peut être en ville dans 40 minutes, je te rejoins ?"
            "Tu es génial ! Appel moi quand tu arrives."

   Il est possible que je me sois fait avoir, mais qui ça intéresse ? Au final 40 minutes c'est le temps qu'il m'a fallut pour décider de ce que j'allais porter. Constatant qu'un magnifique soleil régnait sur la région, j'ai opté pour une chemise rayée à col blanc, un pull en cachemire gris, un jean et des baskets. Décontracté en somme.

            "Mon dieu ! Mais tu ne sens pas le froid ?!"
            "Ma chère, mes gants et mon étole me protègent et puis le froid sec, c'est beaucoup plus supportable."


     Après un rapide coup d'oeil aux magasins de la rue St Pierre et un passage à la banque, nous nous dirigeons tranquillement vers le Vaugueux, le V pour les caennais, pour un rendez-vous médical. 
Une demie-heure plus tard, en sortant, il ne fait plus beau du tout, mais alors vraiment pas! J' ai passé mon temps à regarder l'évolution du temps en prenant des photos depuis la salle d'attente et en jouant avec la tête à coiffer du bac à jouets. Il y a maintenant un brouillard assez dense, rendant l'air très humide et le froid beaucoup plus infiltrant. Au pied de l'église St Pierre, les hautes murailles du château sont à peine visibles. Le soleil fuit, nous abandonne. Mais notre bonne humeur ne nous quitte pas et nous marchons d'un pas vif en cherchant  un endroit où manger.



"Je ne tiens pas à mourir de froid donc exit les sandwichs, les pâtes et autres salades à emporter."
"Oui ce qu'il nous faut, c'est un endroit où s'asseoir au chaud pour déjeuner, rapidement et sans se ruiner."
"Quelque chose de bon et copieux. Au diable la diététique."




   De retour dans notre fief, qui est aussi celui de la mal bouffe, nous nous enfilons burgers sur burgers en se demandant pourquoi l'approche des fêtes est aussi déprimant. Finalement, nous nous dirigeons vers la fac en riant comme des pré-ados qui découvrent leur premier magazine cochon. Ce qu'on peut être bête quand on a 20 ans...
   Quoi qu'il en soit, je me suis aperçu que ce passage à la fac fut pour moi l'occasion de nombreuses transformations  qui se sont opérées dans le prolongement des années lycée. Je grandis, tu grandis, nous grandissons, vous grandissez, ... Je m'épanouis, tu t'épanouis, ... On dit que les amis qui restent sont ceux qu'on a pendant les études supérieures. Qui sait ? Je ne suis pas expert en matière de rapports entre humains, ce n'est un secret pour personne d'ailleurs, alors j'attends juste de voir. Avec un peu d'impatience il est vrai.


 



Par Artaban - Publié dans : Journal Intime
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