Mercredi 20 mai 2009
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Depuis trois jours, je me fais réceptacle d'une mélancolie à nulle autre pareille. Aussi difficile que ce soit pour moi de l'admettre, K. me manque, autant,
sinon plus, et c'est, quand on y pense, très triste, K. me manque donc autant que N.
Un peu fou, non ? Peu de gens ont jamais su qui étaient K et N, ou plus exactement N puis K, pour moi. Encore plus rares sont ceux qui se le rappellent maintenant. Mais un songe quelques nuits plus
tôt a réveillé en moi la douleur d'une plaie ouverte, pas tout à fait refermée. Ou fraîchement ré ouverte. Non je n'irais pas jusqu'à dire que ce songe l'a aspergé de gros sel et verre pillé mais K
et N, surtout K, occupent maintenant mon esprit plus qu'ils ne le devraient. A tel point que je me couche le soir en espérant refaire ce rêve, pour pouvoir en prolonger l'expérience, en faire le
tour, à tel point que je regarde mon portable, que je consulte ma messagerie en espérant des nouvelles. Oui parce que généralement, quand je pense à quelqu'un sans raison apparente, j'en ai des
nouvelles assez rapidement. Enfin dans le cas de N (le K de N (!)) il faudrait pour cela croire aux fantômes, ce qui n'est plus mon cas. Mais j'espère encore avoir des nouvelles de K. Quand j'y
pense ça serait idiot. Nous n'avons plus rien à nous dire. Notre relation la dernière fois a été plus loin que toutes les fois précédentes et si nos brouillent ne nous ont jamais empêché de nous
retrouver, cette fois-ci c'est différent. C'était il y a un an déjà. Ou peut-être un peu moins, l'été touchait à sa fin quand j'y repense. J'étais à Nîmes à l'époque donc nous devions-être en
septembre. Oui voilà, ça fait huit mois.
Je n'oserais jamais faire le premier pas, pas après tout ça mais que je brûle d'avoir de tes nouvelles ! Et N. comme ta disparition m'a laissé seul. Des premiers sentiments si puissants pour une
fin si brutale.
Un jour peut-être, nous serons héros d'opéra.
Par Artaban
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Publié dans : Journal Intime
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Tu y crois toujours?
Dans mon cas, je crois toujours que personne n'est irremplaçable mais au bout d'un certain temps. Ici, je crois que le "deuil" n'est pas encore tout à fait terminé.