Journal Intime

Mardi 7 juillet 2009

C'est fou comme regarder un personnage en train d'écrire un roman sur son ordinateur peut donner envie d'en écrire un à son tour.
Si l'inspiration venait aussi vite que la pluie de Normandie, je serais sûrement une écrivain studieuse!
Surtout si mon lieux de travail ressemblait à sa surperbe villa, bien trop grande et bien trop luxueuse pour une seule personne, mais tellement rêvée.

En attendant, je persévère dans mon petit boulot de vacataire, qui ne me payera pas cette villa, certes, mais disons... au moins la cuisine... Il faut un début à tout!

Par Miss Flim
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Samedi 27 juin 2009
        Pardonnez par avance mon écriture, surtout pour les fautes. Il est tard, je suis fatigué et soudainement très nostalgique. Je n'ai pas la motivation de me corriger. Je me rend compte que sans nous avoir prévenu, le temps de la fac se termine s'est terminé. Nous ne serons plus jamais tous réunis pour nous marrer pendant un cours d'Indiana Jones (avis aux avertis). Petit hommage à ma façon.

Introduction:
         De tous temps, la fac, ou université, a exercée sur les Hommes une intense fascination. Les jeunes du cycle universitaire gorgés d'american teenage movies parlent de la fac avec des yeux brillants et de la bave aux commissures des lèvres. Tous rêveront de devenir le roi du campus, le mec cool que tout le monde adore, toutes rêveront de devenir la lolita-malgrè-elle qui restera fidèle à ses principes tout en étant super populaire, tous rêveront de passer d'avoir des cours et de passer des examens dans des amphis immenses avec des professeurs aux âges mal définis portant des cardigans et donnant des super conseils sur des vies amoureuses ultra compliquée. Le rêve américain donc. La fac pour les jeunes, et grâce ou à cause des médias, se trouve placée dans l'imaginaire collectif comme une sorte de rite de passage, une étape obligée qui forge les identités révèlent les adultes matures au coeur des enfants post-pubères qui viennent d'avoir leur bac. Ces exemples ne sont pas généralisables et trahissent sûrement une expérience personnelle plus qu'une réalité globale mais il semble clair que la fac a nourrit sur toutes les générations des préjugés et forgé des attentes plus ou moins comblées. Car contrairement aux campus américains, les universités françaises ne fonctionnent pas tant comme des univers à l'écart que comme des extensions des établissements de deuxième cycle. Ainsi donc, nous verrons dans une première partie quels sont les enjeux de ce passage à la faculté et dans une deuxième partie, quelles en sont les limites, si il y en a.

I] Enjeux
         Ceux qui iront la redoute tout en en étant obsédés, ceux qui y sont en parlent avec engouement, ceux qui n'y sont plus regrettent les années passées. Et ceux qui n'y sont jamais allé nourrissent apprioris plus ou moins fondés. D'abord en formulant cette pensée dans mon esprit et puis maintenant en la mettant par écrit, je me rend compte à quel point elle est ridicule, ridicule mais fondée. La fac m'a permis de trouver, et d'accepter qui j'étais. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, laissant à mon ou ma futur(e) psy l'exclusivité de la chose, mais il est clair que je me suis énormément épanoui en foulant le campus universitaire. Les rencontres en sont sûrement pour beaucoup. Là où le lycée nous laissait entre semblables (ne dites pas le contraire, vous SAVEZ que c'est vrai) le brassage culturel de la fac est tel qu'on peut la qualifier librement d'école de la vie. Oui ça fait con de le dire mais OUI c'est VRAI. Même dans des petites villes de province. Parce qu'à la fac il y a toutes sortes de gens. Des bons et des méchants, des intelligents et des qui le sont un peu moins, des umpistes et des gauchistes et des communistes aussi, pas mal d'anarchistes et d'écolos (les jeunes SONT révolutionnaires) des jeunes d'ailleurs et aussi des vieux, des pauvres et des riches, des gens qu'on a pas envie de connaître et d'autre qu'on aimerait "trop" pouvoir aborder, des blonds, des bruns, des roux (!), des blancs, des noirs, des jaunes. Et des bretons. (Je vais peut-être le remettre dans les limites le coup des bretons. Le coup des roux aussi.) Cet énorme melting pot (les américains m'ont volé l'expression) est ce qui fait la force et la valeur de la fac, nous préparant à la diversité mondiale. Et même si on finira peut-être nos vies dans des bureaux de merde avenue du six juin ou face au port du Havre, ben on pourra se dire qu'à un moment donné de nos vies, on a été en Vendée avec des gens qui étaient nos amis, d'autres qui ne l'étaient pas et qui le sont devenus et d'autres qui ne l'étaient pas et qui ne le sont pas devenus. Et même si c'est la Vendée, c'était une "aventure" parmi d'autres  qui ajouté aux anecdotes des sorties de terrains souvent chaotiques, des pauses cafés, des cours plus ou moins suivis, des séances de travail à plusieurs en carto, des manifestations, des AG, des soirées avec les amis de corpos, etc..., font que la fac restera un moment majeur dans nos histoires personnelles.

II] Limites
        Trois ans c'est un temps très court. A peine le temps de se rendre compte qu'on s'est fait de très bons amis.

Conclusion
        C'est encore difficile de parler de la fac, la fin n'étant pas bien digérée. Certains poursuivront quelques années là bas, certains quitteront le cursus pour des avenirs différents, beaucoup continueront à d'autres endroits. Le climat particulier de cette fin d'année nous a sûrement empêché d'intégrer pleinement l'approche des séparations. Je n'ai jamais été doué pour faire des conclusions, mes notes en dissertation sont autant de preuves criantes, et j'espère que la fin de la dernière année de licence ne sera pas non plus une réelle conclusion aux amitiés, aux enseignements tirés, aux évolutions, à tout. J'ai une pensée particulière à tous ceux que je compte aujourd'hui comme amis mais qui ne le savent pas tous, et que je ne reverrais probablement pas. J'ai tellement l'impression de tomber dans le mélodrame adolescent que je pourrais en rire si je n'étais pas aussi triste mais j'ai adoré chacun des jours passés en géographie, même si je me suis beaucoup plaint.
Par Artaban
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Mercredi 10 juin 2009
Comme je dis souvent, et non seulement parce que c'est souvent le cas, mais aussi parce que j'adore cette expression, en ce moment ma vie c'est un peu le "non-évènement." Oh bien sur, hier il s'est passé quelques petits trucs sympas (ou pas) mais ça fait un petit moment qu'il ne se passe rien de VRAIMENT bien. Du coup j'ai comme une grosse grosse envie d'aller au festival de Beauregard.
D'une parce que il y aura Pete Doherty et maintenant avec Miss Flim, on adore Pete Doherty !, et puis il y aura Gossip et depuis Skins, j'adore Gossip.
De deux parce que ça me rappelera mes 18 ans et la fête dans le parc du château, là où aura lieu le festival. Et j'ai besoin de bons temps en ce moment.
De trois parce que j'ai envie de faire plein de super photos, et je suis sur d'avoir mille et unes occasions d'en faire là-bas.
Non, pas de quatre.

Bon maintenant, faut que je motive les gens à venir avec moi. Sans leur payer les places. Sinon je devrais m'incruster dans le duo Antoine/Pauline.

Je suis beaucoup trop influençable. Je relisais à l'instant un vieil article de Garance (Garance Doré, ndlr) à propos de GG (Gossip Girl, ndlr) (j'adore écrire ndlr) (bon ok j'arrète.) "Plus je regarde, plus je plonge. Je m’identifie à mort. Soudain, je décide de me faire les ongles. Ça suffit les conneries. Dans mon nouveau monde, on a les ongles faits."

Yeux immenses... "Mais c'est bien sur !" De part mon taffe, je suis toujours en train de mettre mes mains sous les yeux des gens. Dans mon monde aussi, on a les ongles faits ! Du moins entretenus (peut-être que si je trouve un vernis transparent pour homme, histoire de les rendre éclatants...) (ndlr)
Du coup, et d'un air magistralement théatral, j'ai poussé tout le bordel de mon bureau pour me faire de la place devant l'ordi, et j'ai été sortir le kit de manucure de ma mère.
J'ai des ongles super jolis maintenant, je me sens propre ! Je pense que je vais lutter pour ne pas les montrer à tout le monde dans le train tout à l'heure (dans 40 minutes, ndlr) (désolé).

Ah et promis, ce soir je range ma chambre !
Par Artaban
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Mardi 9 juin 2009

NRV

Je sais pas encore ce qui est le plus énervant. Le fait de pas l'avoir, ou le fait qu'ELLES l'aient eu ?

Après un stade un peu déprime (l'inévitable, "je vais rater ma vie") je suis profondément ancré dans un stade colère. Colère face à cette parodie de justice, face à cette criante injustice justement. Comment des filles aussi stupides, "bouleversante de conneries" comme le dit Clotilde (qu'on appelle tous Clo), des filles aussi mentalement déficientes, limitée,, aussi ... aussi moches (!), ont pu réussir là où MOI j'ai raté ?

C'est bien, le fayotage fonctionne toujours. Bref.

J'ai été noyer ma solitude chez Zara qui, on dira ce qu'on dira, est une valeur sûre en matière de baume au coeur.

Le résultat est une très jolie paire de citadines en cuir de "je-sais-pas-trop-quoi-mais-super-doux" un genre de daim je pense. Elles sont vraiment toutes mignonnettes.
Alors ne sont-elles pas adorables ? A-DO-RABLES, je vous le disais.
Par Artaban
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Mercredi 20 mai 2009
       Depuis trois jours, je me fais réceptacle d'une mélancolie à nulle autre pareille. Aussi difficile que ce soit pour moi de l'admettre, K. me manque, autant, sinon plus, et c'est, quand on y pense, très triste, K. me manque donc autant que N.
Un peu fou, non ? Peu de gens ont jamais su qui étaient K et N, ou plus exactement N puis K, pour moi. Encore plus rares sont ceux qui se le rappellent maintenant. Mais un songe quelques nuits plus tôt a réveillé en moi la douleur d'une plaie ouverte, pas tout à fait refermée. Ou fraîchement ré ouverte. Non je n'irais pas jusqu'à dire que ce songe l'a aspergé de gros sel et verre pillé mais K et N, surtout K, occupent maintenant mon esprit plus qu'ils ne le devraient. A tel point que je me couche le soir en espérant refaire ce rêve, pour pouvoir en prolonger l'expérience, en faire le tour, à tel point que je regarde mon portable, que je consulte ma messagerie en espérant des nouvelles. Oui parce que généralement, quand je pense à quelqu'un sans raison apparente, j'en ai des nouvelles assez rapidement. Enfin dans le cas de N (le K de N (!)) il faudrait pour cela croire aux fantômes, ce qui n'est plus mon cas. Mais j'espère encore avoir des nouvelles de K. Quand j'y pense ça serait idiot. Nous n'avons plus rien à nous dire. Notre relation la dernière fois a été plus loin que toutes les fois précédentes et si nos brouillent ne nous ont jamais empêché de nous retrouver, cette fois-ci c'est différent. C'était il y a un an déjà. Ou peut-être un peu moins, l'été touchait à sa fin quand j'y repense. J'étais à Nîmes à l'époque donc nous devions-être en septembre. Oui voilà, ça fait huit mois.
Je n'oserais jamais faire le premier pas, pas après tout ça mais que je brûle d'avoir de tes nouvelles ! Et N. comme ta disparition m'a laissé seul. Des premiers sentiments si puissants pour une fin si brutale.

Un jour peut-être, nous serons héros d'opéra.
Par Artaban
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Lundi 4 mai 2009
       ... Christian. Je ne crois pas vous avoir déjà parler de Christian. Si ? Non ? Bon...
C'est un de mes collègues, au boulot. Il pourrait être mon père. Ou peut-être mon grand-père... Bah, je sais pas trop en fait, mais il a pas mon âge, c'est certain. Je pense qu'on a tous besoin d'un Christian à un moment de sa vie. Pas tout le temps, il n'a pas besoin d'être un personnage important, juste une sorte d'apparition, de celles qui durent pas longtemps mais qui marquent durablement. C'est un peu comme le sage de l'histoire pour enfant, l'élément perturbateur de la fable, celui qui vient pour sauver le héros, le remettre sur le droit chemin. Non il ne m'a pas dévoilé le pourquoi du comment de la vie mais c'est un peu comme ça que je le vois. Pour caricaturé, Christian c'est comme le mendiant, un peu laid, mais qui est plus riche et plus beau par la pensée, la bonté et la droiture que tous les hommes réunis. Voyez le genre ?
En fait, Christian, il me raconte des trucs dingues, des trucs fous, mais il y a quelque chose chez Christian qui fait qu'on sait qu'il est sincère, qu'il n'invente rien. C'est peut-être sa façon de s'exprimer, un peu comme un vieillard qui parlerait de ce fameux été durant lequel la récolte a été si bonne, c'est peut-être les détails et anecdotes dont il se souvient qui plongent plus avant dans le récit... Encore une fois, je sais pas trop. 
Des fois, je me dis qu'il a plusieurs vies, comme les chats. Mais jugez plutôt. Je ne suis pas certain de la chronologie mais en gros, il a été dans l'armée allemande, quelque part en Bavière. D'ailleurs ils se marraient bien avec les Chleus mais les américains étaient des sales cons et plusieurs bagarres ont éclatés entre eux, au camp. "Savent pas rigoler les Yankees." Pour sur ! Puis, a son retour en France, il est parti travailler dans le club med, quelque part au sud de l'Italie. "Y avait pas mal de nénettes là-bas. Mais c'était un peu des filles faciles. Moi j'avais Graziella. C'est elle qui m'a appris l'italien." Puis, l'époque des vacances continues à pris fin. Et l'ami Christian a travaillé en agence de voyage, sur Paris. Et c'est là qu'il a rencontré des gens riches, puissants, célèbres. "Les patrons nous demandaient de pas répondre quand leurs femmes appelaient pour savoir si ils étaient parti avec leurs secrétaires. Et après, ils nous ramenaient des cadeaux. J'ai eu pas mal de trucs d'ailleurs." Et même qu'il a rencontré Catherine Deneuve. "Sa soeur pouvait pas venir récupérer les billets d'avion qu'elle voulait pour le soir même et comme j'avais pas de coursier sous la main, je lui ai proposé de lui amener, sur ma pause déjeuner. Quand je suis arrivé, elle s'est assurée que j'avais quand même mangé et m'a offert un digestif." Christian il est comme ça, il se fait payer le cognac par Catherine Deneuve. Et maintenant, il travaille avec moi, vous savez où...
Au départ, je n'aimais pas trop Christian. Trop zélé, trop gentil, trop bon gars. Avec son physique plutôt désavantageux, son ventre façon "je-suis-enceinte-de-8-mois" et son petit handicap. Et puis au fil du temps, après trois saisons avec lui, j'ai appris à le connaitre, à l'apprécier. Et aujourd'hui, c'est mon collègue préféré. D'ailleurs, avec Karine et Christian, on se marre plutôt bien. Et ça rend heureux.

MAJ: Aujourd'hui, j'ai appris qu'avant l'Allemagne, il avait vécu 15 ans en Etiopie (!), dingue, non ?! C'est de là bas que lui vient son surnom "Bill". Il montait sur les chevaux des généraux français et se promeneait dans les villages où les gens l'ont appelé "Billy the Kid" puis juste "Bill". Il est trop !
Par Artaban
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Dimanche 19 avril 2009
          Puisque j'ai dix minutes avant mon rendez-vous virtuel avec Julien, que j'attends avec impatience pour pouvoir refaire le monde et discuter des choses scientifiques et trop compliquées qui forment son quotidien en ce moment, je viens écrire ici en me goinfrant des biscuits au gingembre made in Ikea, généreusement offerts par Clotilde, qu'on appel tous Clo.
Il faut vraiment que je me mette à la mécanique, histoire de ne plus hocher stupidement de la tête en prenant un air super concentré quand je vais chez mon garagiste (je dis "mon" parce que je viens de dépenser plus de 350€ chez lui en 8 jours) "tenez, vous voyez là ? c'est l'étrier qui coince."

Hochement de tête, "mmmh oui l'étrier."

"Bon ben c'était ptet pas nécessaire de changer les plaquettes l'autre jour mais bon, moi comme je dis souvent à mes gars, faut mieux réparer trop que pas assez, pas vrai ?"

Hochement de tête enthousiaste, "Oui oui c'est certain. Mais euh ... ça va couter combien au final ?!"

Cher. Ce qui a de bien au Vatican, c'est pas le pape (oula non !) mais c'est pas l'architecture non plus. Ou le fait qu'on puisse visiter gratos la chapelle (oui oh, Basilique, chapelle, même combat !), c'est pas non plus parce que c'est la maison du seigneur, c'est juste parce qu'on peut triper sur les gardes suisses. Mais les gardes suisses doivent être embauchés selon des critères strictes... minimum 1M75 par exemple, ou encore, obligé d'etre Suisse. Ben oui mais c'est pas évident pour tout le monde. En tout cas, ils doivent les récupérer dans des agences de mannequinat, c'est pas très malin, c'est comme mettre un ancien alcoolo à travailler au bar du casino. Mettre des jeunes éphèbes innocents dans un état entièrement peuplé de prètres... Chapeau bas.

Bon mon ami Julien est là, je vous dit Arrivederci, ciao.

Par Artaban
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Samedi 18 avril 2009
       Ce qu'il y a de bien quand on va chez les grands parents, ormis de les voir, c'est qu'on est à peu près sur d'entendre une nouvelle anecdote sur l'un des membres de la famille.

Il avait la classe mon grand-père à 20 piges, non ?

"Je t'ai déjà parlé de la première voiture de ton père ?"
"Oui papi, tu m'en as déjà parlé."
"Ah... il l'aimait sa dodoche. D'ailleurs, ça me rappel la fois où il l'a..."


        Et encore une fois, on rigole en imaginant ces adultes entre deux âges quand ils avaient le nôtre, on prend un peu conscience qu'on sera pareil plus tard. Sauf que ça sera quand même moins drôle d'ouvrir un dossier sur l'ordinateur que de ramener une grosse boite pleine de poussière de la cave. Faut vivre avec son temps ma foi.
D'ailleurs, je suis bien content qu'on soit engagés dans un mouvement d'élargissement. Quand j'ai demandé, en décembre dernier, on m'a assuré que 2009 serait moins serrée que 2008 et 2007 et visiblement, c'est le cas!
So exit les slims et welcome les sarouels.
Un retour vers les baggys et les énormes chaussures qui tiennent pas aux pieds ?(d'ailleurs j'ai une anecdote à ce sujet... mais c'est une autre histoire.) Non on en est pas là. Dommage, c'est à cette période (il y a très très longtemps...) que j'ai commencé à ne plus me débarrasser des vêtements inutiles...
Par Artaban
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Samedi 11 avril 2009
... Et soudain, j'ai compris. Les derniers accords au piano résonnaient dans ma tête tandis que ce faisait la triste constatation. Mais la tristesse qui m'assaillit l'espace d'un instant fut vite remplacée par un autre sentiment, plus joyeux.
Si ce n'était pas de l'amour que j'éprouvais mais juste une intense forme de fascination, comme je venais de le comprendre, alors il me restait encore à découvrir ce sentiment, au final toujours inconnu. Ils étaient toujours aussi désirables à mes yeux, cette prise de conscience ne remettant pas mon désir en question, mais la perspective de sentiments encore plus forts à venir me permettait de ne pas m'attarder sur la solitude de l'instant...
... Ce qui me conduisit immanquablement à me questionner sur les raisons de cette fascination. De ces fascinations. Ce n'était pas de l'amour donc, mais il n'en restait pas moins qu'ils m'obsédaient. Celle qui partageait ma vie, partageait mes nuits par intermittence depuis plus de cinq ans, et l'autre, le nouveau venu, jamais rencontré, mais pourtant tellement présent. Trop à n'en pas douter. L'un dans l'autre, je n'arrivais pas à faire de choix quant à l'attitude à adopter. Et c'était sans compter tous les autres, que je ne prenais pas en compte, ne mettant jamais trompé quant à la nature de mes sentiments pour eux.

Je n'allais, je ne pouvais, m'apitoyer sur mon sort. Je n'étais pas à plaindre.

Car maintenant que je savais qu'il n'y avait pas d'amour dans ces relations, je pouvais raisonnablement me détendre et patienter tranquillement en attendant mon heure. L'envie de tout connaître, de les consommer et de les posséder ne me quitta pas un instant et je savais qu'elle allait être ma compagne jusqu'à accomplissement ou, dans une moindre mesure, éloignement. Le passé m'avait par trop de fois révélé ma nature passionnée...
Le coeur léger, je coupais la musique en me promettant de limiter les écoutes de titres trop mélancoliques. Mieux vallait éviter autant que possible les remises en question existentielles. Encore une fois, je m'endormirais tard mais, jour de fête, c'est avec un faible sourire que je fermais les yeux.

Le lendemain, je me réveillais avec une pèche incroyable et même les températures atrocement basses et la perspective de devoir, une fois de plus, gratter mon pare-brise avant d'aller en cours, ne purent entamer ma bonne humeur. Mes parents et mon frère étant déjà partis, j'en profitais pour lancer la stéréo et décidais de me préparer sur les rythmes entrainants, mélange électro-pop, du dernier album des Black ghosts.
Une fois arrivé à la fac, le malaise émotionnel de ce week end avait complètement déserté mon esprit sans que je m'en rende vraiment compte. Le campus agissait sur moi comme un placebo. Quelle que soient mes émotions en arrivant , j'étais toujours souriant et de bonne humeur en traversant les grandes pelouses entre les vieux bâtiments universitaires. Quelque chose dans l'air, peut-être le poids des années, des générations qui s'y sont succédées, m'apaisait. Même les jours d'examens, c'est dire. Dans les couloirs du bâtiment dédié à la géographie, la matière que j'avais sélectionné, on retrouvait constamment les même personnes, ce qui contribuait, affinités ou non, à donner un caractère prévisible, stable aux journées, presque rassurant. J'étais, sinon fier, au moins content de pouvoir affirmer qu'aucun de mes camarades n'imaginait ses déprises émotionnelles qui se faisaient de plus en plus régulières.

Nous étions un groupe d'amis à se connaitre depuis les premières années universitaires et avec qui je passais le plus clair de mon temps hors de chez moi. Pourtant les moments de solitude, que je savais nécessaires à mon équilibre, ne manquais pas.
Par Artaban
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Dimanche 5 avril 2009
          Wao. Où est le "E" ? Le "N", le "N"... où est le "N" ? J'ai l'impression que ça fait un siècle que je ne me suis pas callé devant l'ordi. La reprise... c'est hard. Enfin le plus drôle c'est que pour l'instant j'ai eu que les cours d'informatique... Après huit semaines de grève, nos trente heures de cours hebdomadaires vont surement avoir du mal à passer (si si elles vont VRAIMENT mal passer.) Et puis avec tous les dossiers à préparer... je n'ai tout simplement plus de temps à moi !

          On a quand même réussi à faire la fête vendredi soir. Boire pour oublier, oublier qu'on boit. Et se retrouver à danser là où on aurait jamais cru ça possible... Et se retrouver avec au bout de la langue, exactement la personne qu'on y attendait. Enfin presque la bonne personne. Ben oui, quand on fait une soirée avec des mannequins en herbe, faut s'attendre à ce que ça soit un poil mouvementé.
           Aiuto ! Je ne suis pas du tout pret, mais alors pas du tout, du tout ! Pas de panique, il me reste deux heures pour regarder la météo, choisir mes vêtements en conséquence, ranger la maison, choisir du parfum, préparer mon appareil photo, apprendre les bases du dialecte, séléctionner les boutiques musées à visiter, retirer suffisamment d'argent, faire mon sac, pour enfin décoller direction Firenze puis Roma... et me rendre compte que j'ai oublié mes lunettes de soleil ! Je vais les mettre tout de suite devant la porte d'entrée. Sur ce, je me grouille de faire tout ce que je dois faire et je promet de revenir avec plein plein plein de super photos. Et de supers fringues. Arrivederci gli amici !
Par Artaban
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