Au bout de trois jours de marche, j'arrivais, enfin, devant le château. C'était étrange de se dire qu'après avoir entendu tant d'histoires sur les géants, toutes plus effrayantes les unes que les
autres, j'allais enfin pouvoir en contempler de mes propres yeux. Étaient-ils vraiment aussi hauts que mille de nos maisons mises les unes aux dessus des autres ? Étaient-ils aussi barbare qu'on
le prétendait ? De nombreux témoignages faisaient état des meurtres commis par les géants mais je ne connaissais personne qui avait, de près ou de loin, assisté à un tel acte. Je ne connaissais
d'ailleurs personne qui avait vu un géant.
Ma mère m'avait dit, un jour, que son arrière-arrière-arrière grand-mère était née dans une maison de géant. Quand je lui ai demandé comment c'était possible, elle m'avait répondu que leurs
maisons étaient tellement grandes qu'il était très facile de s'y cacher et d'y vivre. Et c'est ce jour-là que je me suis promis d'y aller.
Maintenant que je me trouvais au pied du château, je constatais que les vieilles légendes n'avaient pas menti. Pas sur le côté immense des géants en tout cas. Le château, dont les murs
étaient recouverts de blanc, était absolument gigantesque. A tel point que je ne voyais ni le sommet ni les bords, d'un côté comme de l'autre. Mais je savais que des géants y vivaient. Aussi
sur que je savais m'appeler Guenièvre. Avisant une fissure dans la muraille, je pénétrais silencieusement dans la place. Le mur que je traversais devait bien faire 100 pas de long, ce qui me
fit me demander comment sa construction avait pu être possible. L'excitation me faisait continuer à avancer sans tenir compte des dangers.
Et soudain, je le voyais devant moi. Immense, imposant, terrifiant. Je sentais les vibrations du sol sous ses pas. Je ne voyais que ses gigantesques
pieds, ce que je supposais être ses jambes et larges comme des troncs d'arbres. L'émerveillement m'empêchait de voir se rapprocher les pas.
C'est émerveillée que je mourrus, écrasée sous son pied.
Immense pied.
Tandis que dans la maison retentissait un cri de joie.
"Maman ! J'ai écrasé une énoOorme araignée !"
par Artaban
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Soleil. Chaleur. Ambiance estivale.
Transat. Huile bronzante. Cocktail raffraichissant.
Bonne musique en écoute. Livre prenant ou séance de vernissage des ongles.
...
Voilà tout ce que l'on n'a pas eu aujourd'hui, mais que l'on aura demain... ou
après demain... ou après après-demain... ou après après-après-demain...
par Miss Flim
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Tu sais que tu es étudiant en géo quand ...
* Non tu ne connais pas tous les départements Français et ça te fais royalement chier qu'on te demande "et le 47 c'est quoi? Le 58?"
*Les capitales non plus tu connais pas.
* Tes amis tremblent devant toi quand vous jouez à RISK
* Quand tu joues à RISK, tu es le seul à savoir épeler Kamchatka
* D'ailleurs ce n'est pas le Kamchatka sur la carte de RISK, le Kamchatka, c'est juste une péninsule
* à Noël quand tu es en famille tu as tout le temps droit de la part de tonton Robert ou de Tante Edna à des "et ça débouche sur quoi? L'enseignement?"
* Tu ne sais toujours pas sur quoi ça débouche, mais tu sais que tu ne veux pas faire prof.
* Tu ne pars pas à Prague te bourrer la gueule avec des pintes à 50 cents, tu pars en "stage de terrain"
* Tu ne sais plus où la Seine prend sa source mais tu as déjà calculé son indice de sinuosité en TD. Indice que tu as déjà oublié d'ailleurs.
* Lacoste n'est pas qu'une marque de polo.
* En voiture tu te mets devant en utilisant des prétextes douteux du genre que tu es le seul à savoir lire une carte/ te servir du GPS
* Tu trouves scandaleux que le Nord ne soit pas indiqué sur Mappy et estimes qu'il faudrait leur mettre une sale note.
* Tu peux passer une quantité effroyable de temps sur Google Earth
* Ce n'est pas de la boue qu'il y a sur ton jean, mais des dépôts sédimentaires.
* Plus tard tu écriras une thèse sur les bières dans le Monde
*Tu as déjà essayé de draguer en expliquant la différence entre la géomorphologie structurale, la géomorphologie dynamique et la géomorphologie climatique.
*ça n'a pas marché
*A ton anniversaire/ Noël au moins trois personnes t'ont offert "l'atlas du dessous des cartes"
*Tu l'avais déjà.
Groupe UFR de Géographie de Caen, Facebook.
par Artaban
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Et puis quoiqu'il arrive,
je me dis que je ne suis pas Amy Winehouse et je me sens mieux.
par Artaban
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Ne jamais, jamais, jamais plus poser à côté de Jessica Stam.
Voici Chloe lors de la Women's Health reception, à New York. Chloe devrait plutôt essayer une apparition à la reception de la Women's Mental Health, la prochaine fois.
par Artaban
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Déjà à la base, réveillé par le doux bruit des rotors et des sirènes du dispositif de sécurité mis en place pour le passage de notre cher président. Si il n'avait pas été 11h, je me serais sans
doute énervé. J'ouvre mes volets: grand soleil. Bon ben ça va alors. D'habitude j'aime bien me recoucher avec le pc sur les genoux afin de me replonger dans l'actualité de mes blogs préférés.
J'ouvre donc la page du blog de Dan, mon écrivain infirmier préféré. Il faut dire que son écriture relève du grand art. Ses "chroniques d'un infirmier" sont un peu Grey's Anatomy, Scrubs et Lost, à
la fois. Grey's Anatomy quand sont ton redevient "sérieux" et le sujet de l'article, plus "profond". Scrubs parce que tout est raconté avec humour et légèreté et enfin Lost parce qu'on se demande
comment il fait pour survivre dans ce milieu parfois si hostile... Bref tout ça pour dire que je m'installe confortablement pour suivre ses dernières chroniques, un petit sourire sur le visage en
pensant à cette journée qui s'annonce des meilleures quand elle me sort de ma torpeur en hurlant mon nom. Les ennuis commencent et ... et je m'apercois que j'ai vraiment plus le courage de raconter
ma journée alors sachez juste que j'ai passé la fin de matinée à faire le ménage et qu'ensuite je suis allé à la plage avec D. & F.
La prochaine fois, vous serez moins curieux.
par Artaban
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La jeunesse caennaise se porte bien on dirait. Du moins en apparence. Et tout le monde sait que les apparences sont parfois trompeuses.
Parler de soi, c'est très bien. Parler des autres, c'est bien mieux.
Faire les deux, c'est merveilleux.
Poëte à ses heures, Artaban se délecte des ragots et potins du grand Caen, du tout Caen. Qui est sur la bonne pente ? Qui file un mauvais coton ? C'est tellement grisant, n'est-ce pas ?
Les mauvaises langues diront que cet intéret malsain traduit un manque flagrant de frivolité au quotidien. On verra, vous verrez plutot. Si ces pages sont classées dans la catégorie "journal
intime" ce n'est pas pour rien évidemment.
Sur ce, je retourne à mes occupations du moment et je vous souhaite une très bonne nuit...
par Artaban
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